Discours du Patriarche latin Fouad Twal à Getsémani

Sainteté,

A quelques mètres d’ici, sur le mont des Oliviers face à Jérusalem, Jésus pleura.

Sous nos pieds, dans le jardin de Gethsémani, a eu lieu l’agonie du Maître. Angoisse telle qu’il n’en a jamais existée et qui continue à travers les angoisses des peuples, et à travers toutes celles de l’être humain.

Jérusalem est une ville qui unit tous les croyants, et en même temps, qui les divise. La ville du Calvaire, comme la ville de la Résurrection et de l’Espérance.

Sainteté,

Sur les traces de Jésus, nous sommes heureux d’être ici avec vous pour prier, pour nous unir à l’agonie de la souffrance et peut-être même pour pleurer. Autour de Vous se sont réunis une partie de nos chers hommes et femmes consacrés, religieux et séminaristes, représentants d’une centaine de congrégations différentes. Ils sont notre force, notre richesse. Avec leur vie, leur croix quotidienne, et leur joie d’être consacrés, ils commémorent tous les jours un peu, le mystère du salut, de la vie, de la croix, de la mort et la résurrection.

Comme Jésus à Gethsémani, nos chers consacrées, partie intégrante de l’église locale, se sentent souvent seuls et abandonnés. Grâce à votre personne et votre voix, nous demandons au monde chrétien et à nos frères évêques, plus de proximité, plus de solidarité et un sens d’appartenance à notre Eglise Mère.

Très Saint-Père, les personnes consacrées et les séminaristes qui Vous entoure, infiniment heureux de Votre présence venue raviver leur espérance et leur courage, implorent Votre bénédiction paternelle.